Le divorce, étape par étape
Six étapes, dans l'ordre où elles arrivent réellement — et non dans l'ordre du Code judiciaire. Avec, à chaque fois, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Avant même de consulter
« Je crois qu'on va se séparer. »
Rien n'est encore décidé, et c'est le meilleur moment pour consulter — pas le pire. Un rendez-vous à ce stade sert à comprendre ce qui vous attend, pas à enclencher quoi que ce soit.
- Rassemblez ce qui existe : contrat de mariage éventuel, acte d'achat, décomptes de crédit, fiches de paie, relevés de comptes.
- Ne videz pas les comptes communs, ne déménagez pas les meubles, ne partez pas avec les enfants sans en parler. Ces gestes se retournent contre celui qui les pose.
- N'écrivez rien par messages que vous ne voudriez pas voir lu à l'audience. Tout finit au dossier.
L'urgence : où dort-on ce soir
« Il faut bien que quelqu'un parte. »
Entre la décision et le jugement, il s'écoule des mois. Les mesures provisoires organisent cette période : occupation du logement, hébergement des enfants, contribution aux charges.
- Demandez ces mesures plutôt que de laisser une situation de fait s'installer : après six mois, le juge constatera que ça fonctionne ainsi.
- En cas de violence ou de mise en danger, des procédures accélérées existent. Dites-le dès le premier appel.
Les enfants
« On fait comment pour les petits ? »
Où ils vivent, selon quel rythme, et combien chacun contribue. Deux questions liées mais distinctes, qui se règlent mieux entre parents que devant un juge — à condition de faire homologuer l'accord.
- Pensez au calendrier concret : école, trajets, activités, vacances, jours fériés. Un accord vague se dispute à chaque congé scolaire.
- Faites homologuer. Un arrangement conclu par messages ne vaut rien le jour où l'un cesse de le respecter.
L'argent du quotidien
« Est-ce que je vais m'en sortir ? »
Contribution alimentaire pour les enfants, éventuelle pension entre époux, répartition des charges et des crédits. C'est la question qui empêche de dormir, et elle se chiffre.
- Établissez votre budget réel, poste par poste. Les décisions se prennent sur des chiffres, pas sur des impressions.
- Vérifiez vos droits sociaux : certaines aides et certains tarifs changent avec la composition de ménage.
Le partage
« Et la maison ? »
Le jugement met fin au mariage, il ne partage pas le patrimoine. Cette seconde étape, devant notaire le plus souvent, dure presque toujours plus longtemps que le divorce lui-même.
- Faites chiffrer l'immeuble, le crédit restant, les fonds propres investis et l'indemnité d'occupation dès le début. Cela change toute la négociation.
- Souvenez-vous que la banque n'est pas liée par votre accord : les deux emprunteurs restent tenus tant qu'elle n'a pas accepté une reprise.
Après
« Et si ça ne va plus comme prévu ? »
Un déménagement, une perte d'emploi, un adolescent qui ne supporte plus le rythme décidé quand il avait six ans. Les décisions se révisent — mais elles se révisent en justice, pas unilatéralement.
- Tant qu'une décision n'est pas modifiée, elle s'applique. Cesser de payer ou de ramener l'enfant vous met dans votre tort.
- Une révision demandée tôt coûte moins cher qu'un arriéré accumulé pendant deux ans.
Les deux questions que personne n'ose poser
Le temps. Un divorce par consentement mutuel bien préparé se règle en quelques mois à partir du dépôt. Un divorce conflictuel dépend du nombre de points en litige et du calendrier du tribunal. Et la liquidation du patrimoine, elle, se compte souvent en années lorsqu'un immeuble est en jeu.
L'argent. Le coût d'un divorce dépend essentiellement d'une chose : le nombre de points que vous laissez trancher par un juge. Chaque désaccord maintenu est une audience, des écrits, des mois. C'est la raison pour laquelle je commence toujours par chercher où un accord est possible — ce n'est pas de la philosophie, c'est de l'arithmétique.
Nous vérifions par ailleurs si vous avez droit à l'aide juridique avant de parler d'honoraires.
Ce qu'on me demande au premier rendez-vous
Pas sans y avoir réfléchi. Partir n'est jamais une faute en soi, mais cela crée une situation de fait qui pèsera sur les mesures provisoires. Parlons-en avant, pas après.
Ce n'est pas lui qui décide. Les contributions se calculent sur des revenus et des charges, et un juge tranche si nécessaire. Les déclarations faites pendant une dispute n'engagent personne.
En consentement mutuel, un avocat peut rédiger les conventions, mais il ne peut pas conseiller les deux parties. Dès que vos intérêts divergent sur un point, chacun doit avoir son conseil.
Non, et il ne faut surtout pas le leur demander. À partir d'un certain âge ils peuvent être entendus par le juge s'ils le souhaitent, mais la décision ne repose jamais sur eux.
Appelez, nous trouverons un créneau rapidement. Les situations urgentes sont traitées en priorité : dites-le dès les premiers mots.
Un premier rendez-vous pour y voir clair
Appelez le +32 (0)84 40 28 72. Une heure suffit généralement à savoir quelle voie est réaliste, combien de temps cela prendra et ce que cela coûtera.